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HANCE : une musique entre racines, émotions et souvenirs 

Entre influences internationales et sensibilité japonaise, HANCE développe un univers musical à part, à la fois intime et profondément sincère. De la campagne de Shimane aux scènes du monde entier, l’artiste construit une identité façonnée par ses racines, mais aussi par ses rencontres et ses voyages.

À travers sa musique, qu’il décrit lui-même comme “cinématographique”, HANCE invite son public dans des paysages sonores empreints de nostalgie et d’émotions. Habitué des conventions et des scènes européennes, il tisse un lien particulier avec ses fans, entre compositions originales et reprises d’anime qui résonnent avec les souvenirs de chacun.

Pour Asia Artist Info, il revient sur son parcours, sa vision du “Wa”, et les expériences marquantes qui continuent de nourrir sa musique aujourd’hui.



Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?


Je suis HANCE, auteur, compositeur et interprète japonais, vivant à Tokyo.


Vous définissez votre style musical comme un mélange de différents genres (rock, jazz, R&B…) auquel s’ajoute une touche de « Wa », le « style japonais ». Quelle est la signification de ce terme, « Wa », pour vous ?


Ma musique prend en compte diverses influences, en provenance du monde entier. Néanmoins, étant donné que je suis Japonais, et que c’est au Japon que j’ai grandi, j’ai le sentiment que, quoi qu’il arrive, même si je suis inspiré par des musiques d’autres pays, l’essence-même du Japon finira toujours par transparaître dans mes chansons.

En conséquence, ce n’est pas tant que j’intègre consciemment le « Wa » à ma musique. Je dirais peut-être plutôt que ce concept finit par s’exprimer naturellement dans mes morceaux.


Dans quelle mesure ce « style japonais » est-il essentiel pour votre musique ? Quel message souhaitez-vous transmettre à travers lui ?


On pourrait dire que cela fait partie de mon identité, ou bien de ma personnalité. Et puis, il faut savoir que même si j’habite aujourd’hui à Tokyo, j’ai vécu jusqu’à mes 18 ans et l’obtention de mon diplôme du lycée dans la campagne de la préfecture de Shimane. En d’autres termes, on parle du Japon, mais ce qui définit ma musique en tant que HANCE, c’est ce mélange d’influences de ce qui constitue la campagne et la ville par essence.

Pour moi, le « Wa » est comme un état d’esprit. Il permet d’exprimer la musique avec sincérité. Je le vois également comme une composante indispensable et d’une grande pureté.


Étant donné vos nombreuses influences musicales, quel serait, selon vous, le fil conducteur de votre univers artistique ? Quelles sont vos principales sources d’inspiration ?


Souvent, les personnes qui écoutent ma musique me parlent de « nostalgie » au sujet de mes chansons. Je pense que c’est parce que je les compose tout en restant fidèle à mes racines. De ce point de vue, on pourrait dire que c’est en quelque sorte le point commun à toutes mes compositions.

De plus, je qualifie moi-même ma musique de « cinématographique. » Quand je compose, c’est comme si je m’imaginais une scène de film, où l’on pourrait ressentir le côté dramatique ou toutes sortes d’autres sensations. C’est ce que je garde à l’esprit en créant mes morceaux.


Quelle chanson de votre répertoire recommanderiez-vous à quelqu’un qui souhaiterait découvrir votre musique ?


Choisir une seule chanson m’est difficile, alors je vais plutôt en citer deux (rires). Il y a tout d’abord mon premier single, « Yoru to Uso. » Il s’inspire de la musique traditionnelle japonaise, tout en allant chercher des influences vers la City Pop, le jazz, la musique latine, entre autres. Ce titre fait partie de mes incontournables, je l’interprète à chaque fois lors de mes concerts.

La deuxième chanson que je choisirais est « Genka. » Pour ce morceau, j’ai repris une mélodie traditionnelle japonaise. Je l’ai couplée à un style pop contemporain, mais elle témoigne également de mes racines japonaises.

Ces deux morceaux sont d’un genre complètement différent, mais si vous souhaitez découvrir ma musique en tant que HANCE, je vous recommande de les écouter.


Vous vous produisez dans des conventions dédiées à la culture japonaise, ainsi que dans de nombreux pays au cours de vos tournées. Auriez-vous un souvenir particulier à nous partager en lien avec l’un de ces spectacles ?


Il est très difficile pour moi de ne sélectionner qu’un événement, mais ma tournée en Ukraine reste sans doute l’expérience qui m’a le plus marqué. Elle a commencé en 2024 et s’est achevée à l’été 2025. J’ai chanté dans quarante localités au total, soit presque toutes les villes les plus importantes du pays.

Malgré le contexte de guerre là-bas, j’ai ressenti une véritable communion avec le public dans chacune des salles où j’ai pu proposer des performances. C’est grâce à des moments comme ceux-là que j’ai pu me souvenir des raisons profondes pour lesquelles je veux continuer à faire de la musique.

Je crois que ce qui m’a le plus marqué, c’est d’avoir pu échanger avec un soldat qui rentrait du front le jour d’un de mes lives. C’était pour moi mémorable de pouvoir rencontrer quelqu’un comme lui grâce à ma musique.


Comment en êtes-vous venu à chanter devant le public suisse ?


En dehors du Japon, la Suisse est le premier pays dans lequel je me suis produit. De ce fait, c’est un endroit auquel je suis très attaché.

De plus, les clips de plusieurs de mes chansons comme « Rasen », « Monochrome Sky » ainsi que « Juujisei » ont été tournés en Suisse.

Le fait d’avoir pu tourner dans toutes ces villes magnifiques est un souvenir extraordinaire pour moi.


Trouvez-vous qu’il existe un intérêt croissant pour la musique japonaise en Europe ?


C’est mon ressenti, en effet. Et cela ne se limite pas à la musique, il y a vraiment beaucoup de personnes qui s’intéressent à la culture japonaise en général. Comme j’ai aussi un rôle d’ambassadeur touristique dans ma ville, Izumo, qui se situe dans la préfecture de Shimane, j’espère qu’au travers de ma musique, je contribue à faire connaître davantage la culture japonaise.


Durant vos lives, vous chantez régulièrement des reprises de plusieurs génériques d’animes, dont Neon Genesis Evangelion. Comment sélectionnez-vous les morceaux que vous reprenez ?


Je sais que les personnes qui viennent en conventions s’intéressent aux animes. C’est pour cela que lors de mes concerts, je chante des créations originales, mais aussi des reprises de chansons d’animes.

Lorsque je chante une reprise, je fais toujours en sorte de choisir un arrangement différent de la version originale. J’essaie de sélectionner des morceaux qui me permettent d’exprimer ma personnalité en tant que HANCE, tout en conservant les atouts de la chanson en question.


Que représente un OST (Original Soundtrack) d’anime pour vous ? Considérez-vous la musique comme étant aussi importante que l’histoire en elle-même ?


J’ai toujours regardé des animes, depuis que je suis enfant, comme beaucoup de monde, j’imagine. Pour cette raison, je pense que les génériques d’animes sont chargés de souvenirs et d’expériences passées. Mon objectif est donc de toujours offrir au public une performance qui a du sens pour lui, plus encore que pour moi. Ce à quoi je tiens tout particulièrement, c’est de chanter en veillant à ne pas gâcher les bons souvenirs que ces chansons véhiculent pour le public.


Pouvez-vous citer un anime qui vous a particulièrement marqué et que vous souhaiteriez recommander ?


Le premier titre qui me vient en tête est sans doute Dragon Ball. Quand j’étais enfant, je regardais cet anime avec des étoiles dans les yeux. Et lorsqu’on se replonge dedans à l’âge adulte, on le découvre sous un autre angle, ce qui est également très intéressant. Personnellement, je préfère l’histoire de Dragon Ball avant que Goku ne grandisse, quand le manga était particulièrement axé sur l’humour (rires).


Avant de clore cette interview, auriez-vous un message à adresser à vos fans en France et en Europe ?  


Ces deux dernières années, j’ai eu l’occasion de visiter de nombreux pays en Europe. J’ai toujours adoré la culture européenne, depuis ma jeunesse, et dès le début de ma carrière en tant que HANCE, j’avais en tête de voyager en Europe. C’est une grande joie pour moi d’avoir pu réaliser ce rêve.

Je suis déjà venu en France, pour un événement à Toulon. J’espère pouvoir y retourner pour visiter d’autres endroits que je ne connais pas encore.

Dans le cadre de mes lives ou du tournage de l’un de mes clips, je compte bien revenir en Europe à l’avenir. Alors, je compte sur votre soutien à tous. J’espère avoir l’occasion de vous croiser lors de mes concerts !


Merci à HANCE d'avoir permis la réalisation de cet entretien !

 
 
 

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